À l'affiche à New York
Il n’y a pas de mots : Parade de Si Lewen au Metropolitan Museum of Art (There Are No Words: Si Lewen's Parade at The Metropolitan Museum of Art)

The Metropolitan Museum of Art · Upper East Side

Il n'y a pas de mots : Si Lewen's Parade (There Are No Words: Si Lewen's Parade)

En ce moment1 octobre 2026 – 5 janvier 2027·Payant : voir le site

Conçue par Si Lewen (1918–2016) dans l'immédiat après-guerre de la Seconde Guerre mondiale, The Parade s'inspire de la vie extraordinaire de l'artiste.

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Tout commence par une marche : des hommes en uniforme, et un cheval de l’armée en grande tenue qui lâche ses crottins en plein spectacle. Des enfants regardent, émerveillés. Quelques dessins plus loin, on les emmène, et le défilé tourne à la guerre.

The Parade se compose de 63 dessins au fusain, au crayon et à l’encre réalisés par Si Lewen vers 1950 : un roman sans paroles dans le sillage des gravures sur bois de Frans Masereel. Il n’y a pas de légendes : « c’est l’image elle-même qui fait récit », disait Lewen. Le visiteur en découvre le fil en parcourant la galerie. La commissaire Maria Castro décrit des scènes dépouillées, peuplées de petits groupes, qui cèdent la place à des compositions denses, sombres et chaotiques. Réfugié juif ayant fui l’Allemagne, Lewen y retourna comme membre des Ritchie Boys et arriva à Buchenwald peu après sa libération, en 1945.

En 2024, dans sa recension du cycle présenté à James Cohan Gallery, David D’Arcy y voyait « la pompe absurde et l’horreur de la guerre », avec la puissance de frappe de la bande dessinée. Le Met en fit l’acquisition la même année. L’œuvre est présentée ici pour la première fois : dans une seule salle, Gallery 690, avec le billet d’entrée au musée, jusqu’au 5 janvier.

À ne pas manquer

  • Le cheval du défilé

    Repérez le cheval de l’armée, en grande tenue à la tête de la marche, qui laisse ses crottins au beau milieu du spectacle.

  • Les enfants qui regardent

    Dans les premiers dessins, des enfants contemplent les soldats, émerveillés ; quelques images plus loin, on les emmène.

  • Les cases griffées de la bataille

    La guerre surgit d’abord sous forme de lignes abstraites griffées à même la surface, puis viennent les explosions, la destruction et les caisses de corps qu’on emporte.

Idéal pour

  • Une heure ou moins
  • Habitués qui ont tout vu
  • Passionnés

À éviter si

Vous cherchez une visite légère : les dessins passent des défilés à la guerre, à la dévastation et au deuil.

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