À l'affiche à Boston
Visuel principal de The Book of Esther in the Age of Rembrandt à l’Isabella Stewart Gardner Museum

Isabella Stewart Gardner MuseumFenway

Le Livre d'Esther à l'époque de Rembrandt (The Book of Esther in the Age of Rembrandt)

En ce moment6 août 2026 – 18 janvier 202725 $

Tableaux hollandais, tapisseries, textiles persans et objets cérémoniels juifs retracent la façon dont l'héroïne biblique Esther est devenue un symbole commun aux communautés juives et protestantes dans les Pays-Bas du XVIIe siècle.

À voir aussi à Boston

Jan Steen situe la grande confrontation d’Esther au cours d’un banquet bien arrosé : des verres brisés jonchent la salle et le roi semble vaciller sur son siège. Jan Lievens représente le même festin dans une composition très dense, que le Gardner expose devant un tapis issu de la collection personnelle d’Isabella.

L’exposition s’interroge sur la façon dont une héroïne de Pourim, qui avait dissimulé son identité juive, est devenue au XVIIe siècle un symbole pour les juifs d’Amsterdam comme pour les protestants néerlandais. On y découvre des tableaux, une tapisserie flamande appartenant au Gardner, des textiles persans et un rouleau d’Esther en hébreu. Le parcours s’achève sur un autoportrait du jeune Rembrandt appartenant au musée. C’est la première grande exposition du Gardner consacrée à l’art hollandais du XVIIe siècle.

Le Boston Globe l’a qualifiée de « révélation ». The Arts Fuse l’a également appréciée, avec une réserve : le rapprochement établi par les commissaires entre Esther et la Vierge Marie. L’exposition se tient dans la Hostetter Gallery. Elle est comprise dans le billet du musée, à 25 dollars, et gratuite pour tous les jeudis, de 17 h à 21 h.

Coup de cœur de la rédaction

Le banquet animé de Jan Lievens est accroché devant un tapis issu de la collection personnelle d’Isabella. La première grande exposition du Gardner consacrée à l’art hollandais du XVIIe siècle s’achève sur un Rembrandt de ses collections : un autoportrait réalisé à 23 ans. Le Boston Globe l’a qualifié de « révélation ».

À ne pas manquer

  • L’héroïne juive de Rembrandt

    Repérez une reine en robe rouge brodée d’or, apprêtée par une suivante dans une pièce plongée dans l’ombre. Même le musée qui la possède, la National Gallery of Canada, n’est pas certain qu’il s’agisse d’Esther.

  • Le banquet de Jan Steen

    La même confrontation royale prend ici les airs d’un dîner tapageur, entre verres brisés et roi qui semble avoir bu au point de ne plus tenir très droit.

  • Esther et Mardochée d’Aert de Gelder

    Esther, parée de bijoux, s’entretient avec son oncle enturbanné ; le document qu’elle tient divise la longue toile en deux.

  • Le rouleau d’Esther

    Un rouleau de parchemin, partiellement déroulé, repose dans une vitrine. Sa calligraphie hébraïque s’inscrit entre des colonnes corinthiennes et des arcades imprimées, surmontées de lions par paires.

  • Rembrandt à 23 ans

    Pour finir, l’autoportrait du Gardner : un jeune peintre au menton couvert d’un léger duvet, coiffé d’un béret à plumes, les lèvres entrouvertes comme s’il s’apprêtait à interrompre quelqu’un.

Idéal pour

  • Culture à petit prix
  • Visites en soirée
  • Passionnés

Avec des enfants

L’entrée est gratuite pour les enfants jusqu’à 17 ans inclus, et le billet du musée donne accès à cette exposition.

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