À l'affiche à Berlin
Vue de l’exposition Ruin and Rush. Berlin 1910–1930 à la Neue Nationalgalerie

Neue NationalgalerieTiergarten

Ruines et frénésie. Berlin 1910–1930 (Ruin and Rush. Berlin 1910–1930)

En ce moment25 avril 2026 – 3 janvier 202710 €

Près de 35 œuvres de la collection, signées notamment par Dix et Höch, brossent le portrait d'un Berlin tiraillé entre guerre, excès, misère et émancipation au cours des années 1910 et 1920.

À voir aussi à Berlin

La visite commence devant Potsdamer Platz (1914) de Kirchner. En contournant le mur, on découvre Berlin Stadtbahn (1930) d’Oskar Nerlinger, où le chemin de fer urbain devient une structure d’étais au style constructiviste affirmé, tandis qu’un extrait de trois minutes de Metropolis de Fritz Lang est projeté plus loin.

L’exposition est de petite taille : 35 œuvres sur 230 mètres carrés, dans la galerie latérale de gauche, à l’étage inférieur, réparties en trois chapitres. Le couloir étroit tourne à angle droit et débouche sur la deuxième salle, où les joueurs de skat mutilés par la guerre d’Otto Dix font face aux scènes de misère d’Otto Nagel et d’Ernest Neuschul. Trois bornes d’écoute diffusent des poèmes d’Anita Berber, Mascha Kaléko et Erich Kästner.

Bernhard Schulz, dans Monopol, la juge petite mais dense et substantielle, et relève une seconde lecture dans les cartels : les tableaux criards ont été collectionnés à Berlin-Ouest, les réalistes à l’Est. Il ne lui reproche qu’une chose : l’absence de catalogue, même sous forme de brochure. Le billet de l’exposition coûte 10 € (5 € au tarif réduit), ou 20 € pour l’ensemble du musée. Le jeudi, le musée reste ouvert jusqu’à 20 h.

À ne pas manquer

  • Oskar Nerlinger, Berlin Stadtbahn (1930)

    Au dos du mur consacré à Kirchner, le chemin de fer urbain devient une structure d’étais au style constructiviste affirmé.

  • Otto Dix, Les joueurs de skat (1920)

    Repérez ces vétérans mutilés par la guerre qui jouent aux cartes : la misère laissée par la Première Guerre mondiale, rendue par une exagération délibérément criarde.

  • Deux films de 1927

    Un extrait de trois minutes de Metropolis de Lang ouvre l’exposition ; Berlin, symphonie d’une grande ville de Ruttmann est projeté au détour du couloir, qui tourne à angle droit.

  • Otto Dix, Portrait de la danseuse Anita Berber (1925)

    Le tableau phare du dernier chapitre et le seul prêt venu de l’extérieur de Berlin. À proximité, Josephine Baker danse sur un petit écran.

  • Lotte Laserstein, Soir sur Potsdam (1930)

    Le tableau de clôture montre des jeunes réunis entre amis, souvent interprétés comme pressentant la dictature à venir.

Idéal pour

  • Une heure ou moins
  • Visites en soirée
  • En solo
  • Passionnés

À éviter si

Vous cherchez un panorama complet de l’art de Weimar : l’exposition ne réunit que 35 œuvres dans une galerie latérale, sans Beckmann.

Avec des enfants

Le musée propose aux enfants et aux familles un atelier en accès libre autour de l’exposition, « Open Studio: In the Glow of Berlin Nights, 1910–1930 », le jeudi 5 novembre à 16 h.

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