iHamburger BahnhofMoabit
Exposition collective dans les Rieckhallen avec Tacita Dean et Bruce Nauman, Thomas Demand, Olafur Eliasson, Henrik Håkansson et Tomás Saraceno, présentée jusqu'à nouvel ordre.
Au terme du parcours, Bruce Nauman avance vers la caméra et tente de faire entrer sa main droite dans la silhouette de sa main gauche, qui occupe tout l’écran, sur fond de coucher de soleil au Nouveau-Mexique. La gauche et la droite ne coïncident jamais. Tacita Dean a filmé cette boucle silencieuse pour l’exposition.
Au début des années 2000, les cinq artistes avaient tous leur atelier dans ces entrepôts, pour un euro le mètre carré, sans chauffage, rapporte le Tagesspiegel. On entre en passant devant la forêt de 270 000 feuilles de papier de Thomas Demand, puis le papillon d’Henrik Håkansson au ralenti extrême et la salle obscure d’Olafur Eliasson, où tremblent des miroirs. Quiconque a déjà fait la queue pour visiter un appartement à Berlin trouvera que le loyer est ici l’élément le moins crédible.
Dans la taz, Brigitte Werneburg a trouvé l’œuvre de Tomás Saraceno la plus impressionnante : une toile d’araignée formée dans un cube de verre et mise en lumière de façon spectaculaire, à côté d’une toile de veuve noire retissée en corde, à une échelle 16,7 fois supérieure. L’entrée coûte 16 € (8 € au tarif réduit, gratuite pour les moins de 18 ans). Le jeudi, l’exposition est ouverte jusqu’à 20 h jusqu’en novembre ; elle est gratuite jour et nuit les 14 et 15 novembre.
Hand On (Tacita Dean and Bruce Nauman, 2026)
Près de sa salle permanente, ne manquez pas Nauman sur fond de coucher de soleil au Nouveau-Mexique : il tente de faire entrer sa main droite dans la silhouette de sa main gauche, qui occupe tout l’écran, dans une boucle silencieuse de 12 minutes en 35 mm.
14 Billions (Working Title) (Tomás Saraceno, 2010)
On pénètre dans une toile de veuve noire retissée en corde noire, à une échelle 16,7 fois supérieure, avec plus de 23 000 nœuds noués à la main. Elle est de nouveau présentée pour la première fois depuis plus de dix ans.
Clearing (Thomas Demand, 2003)
Une photographie panoramique d’une forêt qui n’a jamais existé, prise à partir d’une maquette en papier de plus de 270 000 feuilles, construite par Demand dans son atelier voisin de ces halles.
Your psychoacoustic light ensemble (Olafur Eliasson, 2024)
Dans une salle plongée dans l’obscurité, des cordes et des dispositifs électroniques font vibrer six grands miroirs ronds sur pied ; la lumière qu’ils reflètent pulse et ondule sur les murs.
The Passage (Parnassius apollo) (Henrik Håkansson, 2026)
Le vol d’un apollon, filmé avec une caméra haute vitesse, se déploie sur quatre grands écrans ; chacun montre le même instant avec un cadrage et une fréquence d’images différents.
Vous ne supportez pas les araignées : les salles de Saraceno abritent une véritable toile d’araignée et une immense toile de veuve noire en corde.
L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans. Les enfants qui craignent les araignées doivent savoir que la section de Saraceno présente une véritable toile d’araignée et une version géante en corde de celle d’une veuve noire.
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