À l'affiche à Berlin
Vlassis Caniaris, Kind, 1980

Gropius BauKreuzberg

Kreuzberg : Art et migration depuis 1960 (Kreuzberg: Kunst und Migration seit 1960)

En ce moment10 septembre 2026 – 17 janvier 2027Payant : voir le site

Près de 130 œuvres explorant l'immigration de travail, l'exil, le logement, le racisme et la solidarité à Kreuzberg depuis l'époque des « travailleurs invités » (Gastarbeiter), entre pièces historiques rarement exposées et créations inédites.

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Avant même d’être vraiment entré, un enfant vous accueille. Kind (1980), de Vlassis Caniaris, porte un pull en laine à carreaux verts et jaunes et un jean évasé. Le pneu avant de son vélo Bonanza est à plat, sa tête n’est qu’une armature de fil de fer enroulé et le moulinet jouet qu’il tient à bout de bras ne tourne plus.

Environ 130 œuvres de plus de 40 artistes occupent onze salles thématiques au premier étage, autour notamment de la correspondance, des luttes politiques des travailleurs migrants et de la rue comme terrain de jeu. La plupart des artistes sont arrivés à Berlin-Ouest dans les années 1970 et 1980 ; des œuvres anciennes rarement montrées côtoient des créations inédites. Le critique de Berlin Art Link a salué une exposition qui conteste l’idée que l’on ne puisse lire la vie des migrants qu’à travers le travail et la discrimination : ici, ils peignent, photographient et s’écrivent.

Mieux vaut savoir ce qui vous attend : la notice de contenu du musée signale la présence de racisme, de violence et de suicide. Les billets coûtent 15 €, ou 10 € au tarif réduit, et le Gropius Bau est fermé le mardi.

À ne pas manquer

  • Kind, de Vlassis Caniaris (1980)

    Repérez à l’entrée la figure de l’enfant, en pull de laine à carreaux et jean évasé, près d’un vélo Bonanza au pneu crevé ; sa tête est faite de fil de fer enroulé.

  • Hopscotch, de Vlassis Caniaris (1974)

    Des silhouettes humaines sans tête, porteuses de valises, entourent une marelle tracée à la craie sur le sol, dont les cases portent des mots comme Ausländerpolizei.

  • Les ouvriers de Siemens, par Monika Sieveking (1973)

    Un portrait de groupe d’ouvriers d’usine, en blouses de travail et en vêtements de tous les jours, peint après que Sieveking les a vus déjeuner près des machines, faute de salle de pause.

  • Les deux bancs de Sarah Haffner

    Un tableau montre deux bancs côte à côte : sur l’un, l’inscription Nur für Arier ; sur l’autre, Türken raus, griffonné à la hâte.

  • Analphabeten in zwei Sprachen (1975)

    Le film de Mehrangis Montazami-Dabui, consacré aux enfants de travailleurs immigrés qui ne maîtrisent ni le turc ni l’allemand, est diffusé sur un téléviseur cathodique trapu, face aux photos de rue de Kreuzberg prises par Esther Friedman à la fin des années 1970.

Idéal pour

  • Passionnés
  • Proches de passage

À éviter si

Vous cherchez un après-midi léger : la notice de contenu du musée signale la présence de racisme, de violence et de suicide.

Gratuit, sous le même toit

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