À l'affiche à Madrid

Museo de AméricaCiudad Universitaria, Moncloa

Bateas laquées de Nouvelle-Espagne : Au carrefour des cultures (New Spain Lacquered Bateas: A Cultural Crossroads)

Terminée22 mai 2026 – 18 octobre 2026Entrée libre

Cette exposition est terminée.

Un ensemble exceptionnel de bateas en bois laqué du Mexique colonial, retraçant les foyers de production d'Uruapan au Yucatán et témoignant des échanges artistiques entre traditions autochtones, asiatiques et européennes.

Site du musée

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Sur une pièce de céramique présentée dans cette exposition, un petit ange fait un bras d’honneur, comme le comprendrait tout Madrilène. À l’époque, le geste était protecteur : il était censé éloigner le mal. C’est peut-être le seul bras d’honneur de Madrid qui puisse passer pour une bénédiction.

Pour le reste, place à la laque. Les bateas sont de grands plateaux taillés dans une seule pièce de bois, puis laqués par des artisans autochtones de Nouvelle-Espagne, principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ils entraient dans les dots des femmes et trônaient dans les salons, aux côtés de l’argenterie familiale. Le musée en possède 15, l’ensemble le plus important au monde, et les sort de ses réserves, avec des prêts des Descalzas Reales, de la Real Academia de la Historia et de la Complutense. Le parcours va d’atelier en atelier, d’Uruapan et Peribán jusqu’au Yucatán. Parmi tous les plateaux que l’on découvre, un seul porte un symbole chrétien.

L’exposition est gratuite, dans la salle des expositions temporaires, avec une jauge limitée. Elle ferme le 18 octobre.

À ne pas manquer

  • L’unique croix de Malte

    Parmi les plateaux ornés de scènes mythologiques, d’armoiries, d’animaux fantastiques et de paysages, un seul porte un symbole explicitement chrétien : une croix de Malte. À vous de la trouver.

  • Le geste équivoque de l’ange

    Repérez la pièce de céramique où un petit ange fait un geste du bras qui passerait aujourd’hui pour obscène : un signe apotropaïque, autrefois destiné à écarter le malheur.

  • Un Ovide espagnol de 1595

    La Complutense a prêté ses Métamorphoses de 1595, dont le titre précise que les figures sont destinées aux artisans. C’est l’un des trois livres qui éclairent l’origine des techniques et des motifs des plateaux.

Idéal pour

  • Culture à petit prix
  • Habitués qui ont tout vu
  • Passionnés

À éviter si

Les arts décoratifs ne vous intéressent pas : cette salle présente des plateaux en bois laqué, ainsi que quelques livres.

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