À l'affiche à Rome
Exposition Angeli aux musées du Capitole

Capitoline Museums · Campidoglio

Angeli : messagers, gardiens et vagabonds de l'Antiquité à l'époque contemporaine (Angeli: Messengers, Guardians and Wanderers from Antiquity to the Contemporary)

En ce moment13 mai 2026 – 1 novembre 2026·20,50 €

Présentée au Palazzo dei Conservatori, cette exposition retrace la figure de l'ange dans l'art occidental, de l'Antiquité à nos jours, à travers trois sections : messagers, gardiens et vagabonds.

L’Ange gardien de Lo Spadarino est habituellement accroché dans l’église San Rufo, à Rieti. Ici, l’ange et l’enfant qu’il protège se détachent d’un fond sombre ; le critique de GB Opera a décrit une lumière qui monte si lentement que l’ange semble émerger de l’ombre.

Trois sections suivent la figure de l’ange, des figures ailées de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle. « Messagers » rassemble des scènes d’Annonciation, dont l’ange de Carlo Dolci, prêté par les Offices. « Gardiens » met en regard une toile de Pietro da Cortona datée de 1656 et celle de Spadarino. « Vagabonds » nous entraîne vers la modernité, avec Omar Galliani et Osvaldo Licini. On peut y voir un génie ailé sculpté à Nimrud vers 870 av. J.-C. et, dans les mêmes salles, celui de Licini, daté de 1951.

L’exposition est dédiée au pape François, mais le critique a estimé qu’elle ne versait jamais dans la célébration et a salué la lenteur du parcours. Jusqu’au 1er novembre, elle est accessible avec le billet des musées du Capitole : 16,50 €, tarif réduit à 11 €, gratuit pour les habitants de Rome sur présentation d’une pièce d’identité. Ce billet ne donne pas accès à l’exposition Rivera à la Villa Caffarelli.

À ne pas manquer

  • Lo Spadarino, Ange gardien (vers 1620)

    Prêté par l’église San Rufo de Rieti, l’ange se penche sur l’enfant dans une scène intime et paisible, sur fond sombre.

  • Pietro da Cortona, Ange gardien (1656)

    Une toile de plus de deux mètres de haut, prêtée par le Palazzo Barberini : le geste protecteur prend ici toute son ampleur baroque et s’accompagne d’un mouvement ascendant.

  • Carlo Dolci, Ange de l’Annonciation (vers 1650)

    L’ange des Offices, les yeux baissés, le visage émergeant d’un fond sombre et rendu avec un fini lisse et poli.

  • Relief assyrien représentant un génie ailé de Nimrud

    Un panneau de calcaire datant d’environ 870 av. J.-C., prêté par le Museo Barracco ; il montre les figures ailées qui existaient dans le monde antique bien avant les anges chrétiens.

  • Osvaldo Licini, Ange rebelle sur fond bleu sombre (1951/52)

    Une peinture à l’huile sur masonite où l’ange devient un signe inquiet, flottant dans un espace abstrait bleu sombre.

Idéal pour

  • En solo
  • Passionnés
  • Proches de passage

À éviter si

Vous souhaitez voir de l’art sans cadre religieux : cette exposition dévotionnelle est dédiée au pape François.

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