iMusée d'Art Moderne de Paris (MAM) · 16e arrondissement
La première exposition personnelle du peintre allemand en France : seize toiles monumentales et expressionnistes installées au sein de la présentation des collections permanentes du musée, dont des œuvres inédites.
On découvre une foule en silhouette, les poings levés. house of hope (2026), la première toile, fait ressortir des drapeaux aux couleurs pop sur un fond vert acide. Krewer rend hommage au spectacle de la mi-temps du Super Bowl de Bad Bunny, en février 2026. À Paris, celles et ceux qui l’ont regardé en direct étaient debout vers deux heures du matin.
C’est la première exposition personnelle en France de ce peintre allemand : seize tableaux et deux œuvres sur papier, dont plusieurs jamais montrés auparavant, accrochés au milieu des collections permanentes du musée. Des adolescents glissent sur un paysage gelé, des musiciens mexicains chantent pour le Jour des morts, des ours ouvrent grand la gueule. Le critique de The Art Newspaper s’est demandé à plusieurs reprises si une scène était « une bagarre ou une danse ? une émeute ou une fête ? », et a salué la puissance singulière des œuvres « en ces temps assombris par les guerres ».
Réserve : un autre critique a vu dans ces scènes une succession sans fil narratif. L’entrée est gratuite avec celle des collections, du mardi au dimanche ; le jeudi, le musée ferme à 21 h 30. L’exposition se termine le 4 janvier 2027.
house of hope (2026)
Repérez les drapeaux aux couleurs pop sur fond vert acide, au-dessus d’une foule en silhouette, les poings levés. La toile a été peinte après le spectacle de la mi-temps du Super Bowl de Bad Bunny en 2026.
circuit maneuver (2025)
Des ours à la gueule grande ouverte et aux pattes redoutables, que le critique rapproche des créatures de Sendak ; le grand-père de Krewer avait dans son jardin un ours en ciment qui grognait.
fire man (2024)
Une artiste trans maîtrise pleinement une barre de pole dance.
in the echo (2026)
Des animaux, des adultes et des enfants pris ensemble dans une toile d’araignée, tous dotés d’expressions exagérées ; le tableau a été peint pour cette exposition.
The making of reviving the bear
Au terme du parcours, deux œuvres préparatoires sont accrochées à côté de la grande huile de 2022 : elles révèlent les esquisses à partir desquelles Krewer construit une toile.
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