À l'affiche à Milan
Carla Cerati, autoportrait

Palazzo Reale di Milano · Centro Storico

Carla Cerati. Pluriel féminin. Photographie et écriture, 1926-2026 (Carla Cerati. Plurale femminile. Fotografia e scrittura, 1926-2026)

En ce moment26 septembre 2026 – 10 janvier 2027·15 €

Rétrospective du centenaire de la photographe et écrivaine Carla Cerati : la vie dans les rues de Milan, le reportage sur les asiles Morire di classe, des portraits, le théâtre et le corps.

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À la librairie Einaudi, via Manzoni, Carla Cerati a photographié Italo Calvino, Elio Vittorini, Enzo Mari et Roland Barthes. Dans les rues de la ville, elle a couvert des grèves, des marches étudiantes, les premières manifestations féministes ainsi que les funérailles de Roberto Franceschi et de Giangiacomo Feltrinelli.

Quelque 200 photographies occupent dix salles, entre agrandissements, projections et structures scénographiques, aux côtés de ses livres et de ses archives. Au cœur de l’exposition se trouve Morire di classe, le reportage sur les asiles réalisé en 1969 par Cerati avec Gianni Berengo Gardin, des années avant que la loi Basaglia ne ferme les hôpitaux psychiatriques italiens. Le parcours évoque aussi le théâtre, du Living Theatre à Eduardo De Filippo, ainsi que Mondo cocktail, le regard ironique de Cerati sur les fêtes et les vernissages milanais. Il Giorno lui attribue le mérite d’avoir saisi la « Milano da bere » avant que la publicité pour Ramazzotti ne lui donne un nom.

Les photographies sont présentées aux côtés de ses écrits. La visite s’achève dans une salle où des documents originaux sont réunis à des vidéos, et où l’on entend Cerati parler de sa propre voix. Les billets coûtent 15 €, ou 17 € pour une date libre ; le jeudi, l’exposition est ouverte jusqu’à 22 h 30.

À ne pas manquer

  • Morire di classe

    Le reportage de 1969 réalisé par Carla Cerati et Gianni Berengo Gardin au sein des hôpitaux psychiatriques italiens, pour la campagne de Franco et Franca Basaglia : il montre les conditions de vie des patients sans transformer leur souffrance en spectacle.

  • Les portraits de la librairie Einaudi

    Des écrivains et des designers photographiés à la librairie Einaudi, via Manzoni, parmi lesquels Calvino, Vittorini, Enzo Mari et Roland Barthes.

  • Mondo cocktail

    La série ironique de Cerati sur les loisirs de la bourgeoisie milanaise : fêtes, vernissages et lancements en librairie.

  • Milan dans la rue

    Des grèves, des marches étudiantes, les premières manifestations féministes et les funérailles de Roberto Franceschi et de Giangiacomo Feltrinelli.

  • La voix de Cerati

    Dans la dernière salle, des documents originaux sont présentés avec des vidéos où l’on entend la photographe parler de son travail.

Idéal pour

  • Visites en soirée
  • En solo
  • Passionnés

À éviter si

Vous cherchez une visite légère : les photographies de Morire di classe prises dans les asiles peuvent être éprouvantes sur le plan émotionnel.

Avec des enfants

Les familles paient 10 € par adulte et 6 € pour les enfants de 6 à 14 ans. Les photographies prises dans les hôpitaux psychiatriques peuvent bouleverser les plus jeunes.

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