À l'affiche à Los Angeles
Image extraite du film de Gê Viana, Radiola de promessa

Hammer Museum · Westwood

Hammer Projects: Gê Viana

En ce moment19 septembre 2026 – 7 février 2027·Entrée libre

La première exposition de l’artiste brésilienne dans une institution américaine, centrée sur son film consacré à la vie rurale, au reggae et à la mémoire de la diaspora africaine dans le Maranhão.

Site de l'exposition

Le film s’ouvre sur des écrans noirs, le chant des oiseaux, des grillons et un feu qui crépite, puis montre des palmiers sous de légers voiles de fumée. La caméra s’incline vers le bas et révèle une radiola jaune monumentale : cet empilement d’enceintes, d’amplificateurs et de caissons de basses que les habitants du Maranhão, dans le nord-est du Brésil, construisent pour leurs soirées reggae.

Radiola de promessa (2025), d’une durée de 13 minutes, suit les heures qui précèdent une fête : on pétrit la pâte, on coupe du bois, la conversation se transforme en chanson, les robes tournoient, puis vient la basse. Selon ArtReview, la radiola est considérée comme un autel et liée au Tambor de Mina, une religion rythmée par les tambours qui mêle croyances africaines et croyances autochtones brésiliennes. Dans le Maranhão, un empilement d’enceintes peut tenir lieu d’autel ; dans votre appartement, le même caisson de basses vous vaut un mot du propriétaire.

Le film est présenté dans une installation aux côtés d’une nouvelle sculpture, après avoir été montré dans la salle vidéo de la Pinacoteca de São Paulo. C’est la première exposition de Viana dans un musée aux États-Unis. Entrée libre, du mardi au dimanche, de 11 h à 18 h.

À ne pas manquer

  • La radiola jaune

    Repérez le moment où la caméra s’incline depuis les palmiers noyés dans la fumée vers un imposant système sonore jaune, formé d’enceintes et de caissons de basses empilés.

  • Les préparatifs de la fête

    La pâte que l’on pétrit, le bruit sourd du bois qu’on coupe, la parole qui se fait chanson et les robes qui tournoient : tout cela avant que les tambours ne donnent le rythme.

  • La basse de la radiola

    Une fois le rythme donné par les tambours, la basse de la radiola retentit à plein volume : c’est le reggae qui vaut au Maranhão son surnom de Jamaïque brésilienne.

Idéal pour

  • Une heure ou moins
  • Culture à petit prix
  • Habitués qui ont tout vu

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