À l'affiche à Los Angeles
Deux figures protectrices Ifugao sculptées dans le bois, issues de l’exposition Mountain Spirits

Fowler Museum at UCLA · Westwood

Mountain Spirits : Le riz et l’autochtonie dans les hautes terres du nord de Luzon, aux Philippines (Mountain Spirits: Rice and Indigeneity in the Northern Luzon Highlands, Philippines)

En ce moment12 avril 2026 – 31 janvier 2027·Entrée libre

Des gardiens sculptés, des coupes rituelles, des textiles et des vidéos révèlent comment les rizières en terrasses du peuple ifugao entremêlent subsistance et spiritualité.

Marlon Martin, qui participe à la gestion du mouvement Save the Ifugao Terraces Movement, a parcouru les réserves du Fowler et sélectionné 450 objets ifugao à exposer. Le musée n’en autorisait que 120. Les 110 retenus sont présentés ici, accompagnés d’une vidéo panoramique des terrasses dont ils proviennent.

Le parcours traverse trois galeries. D’abord, tawid, l’héritage : des outils agricoles conçus pour les champs escarpés de la montagne. Puis baki, le système de croyances, avec les bulul, gardiens du riz, des coffrets rituels et des coupes à vin de riz utilisées par les mumbaki, les prêtres qui bénissent les récoltes. La dernière salle est consacrée à l’élite kadangyan, dont les festins maintenaient la cohésion des villages. En filigrane, des recherches de l’UCLA par datation au radiocarbone situent la construction des terrasses au XVIe siècle, afin de les soustraire à l’emprise espagnole, et non il y a 2 000 ans. Si votre tita jure qu’elles ont 2 000 ans, vous aurez désormais des dates à avancer au prochain repas de famille.

L’entrée est gratuite. Le musée est ouvert du mercredi au dimanche. Des visites guidées des galeries sont proposées les 12 novembre et 10 décembre, de 13 h à 14 h.

À ne pas manquer

  • Les bulul, gardiens du riz

    Repérez ces figures de bois sculptées dans la galerie rituelle : consacrées, elles sont traitées par les Ifugao comme des présences ancestrales veillant sur le riz.

  • Le banc cérémoniel hagabi

    Ce banc distingue un kadangyan, membre de l’élite dont les festins financés par ses soins rassemblaient la communauté ; les commissaires le désignent comme l’une des trois pièces maîtresses de l’exposition.

  • La maquette d’un bale ifugao

    Une maquette de maison traditionnelle ifugao, choisie par les commissaires pour représenter l’architecture liée à la vie des terrasses.

  • Le film de Paul Connor tourné à Ifugao

    Des images tournées dans les terrasses montrent des paniers, des coupes et des objets rituels semblables à ceux exposés, utilisés lors des semailles, des récoltes, du stockage et des offrandes aux ancêtres.

  • Textiles ikat

    Des étoffes ikat finement tissées, que le musée associe aux mythes et aux rituels ifugao, sont présentées dans la galerie aux côtés des bulul, gardiens du riz, et des coupes à vin de riz.

Idéal pour

  • Culture à petit prix
  • Habitués qui ont tout vu
  • Passionnés

Avec des enfants

Le 8 novembre, de 13 h à 15 h, une séance de contes en famille invite la co-commissaire Gassia Armenian à lire Benita and the Binobodan, un album ifugao qui raconte l’histoire d’une fillette apprenant à tisser (inscription).

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