iAllard Pierson · Centrum
Une exposition consacrée à l’histoire du théâtre, au travestissement, au théâtre de Slingelandt et à la vedette de revue Louisette, qui explore la manière dont les costumes et la mise en scène transforment l’identité.
Quand la photographe Diana Blok a demandé à Cas Enklaar quelle femme il aimerait interpréter, il a su tout de suite : Lyubov dans La Cerisaie, avec un tailleur façon Chanel et la coupe de cheveux de Tilda Swinton. Ce portrait est accroché ici, à côté d’Albert Mol dans la robe qu’Ank van der Moer portait en Elizabeth I.
Tout provient de la collection de théâtre du musée. Les photographies de Blok, où des acteurs incarnent des rôles de l’autre sexe, côtoient certains costumes d’origine. Un théâtre de chambre de 1781 montre comment quelques déplacements suffisaient à transformer une rue italienne en prison ou en sous-bois estival. Une petite salle à part est consacrée à Louisette, vedette de revue amstellodamoise qui partait en tournée avec une valise contenant vingt costumes ; on y découvre ses robes et ses affiches, tandis que ses chansons sont diffusées.
Anne Rose Bantzinger y voyait un incontournable pour les amateurs de théâtre et de nostalgie. Si vous avez le temps, vous pouvez regarder les enregistrements de deux spectacles entiers, Zzinderella et Casanova de De Appel. L’entrée est comprise dans le billet habituel du musée (15,50 €, gratuit avec la Museumkaart), et l’exposition ferme le 29 novembre.
Cas Enklaar en Lyubov
Le portrait de l’acteur réalisé par Blok en 2016, dans le rôle de l’héroïne de La Cerisaie, avec le tailleur façon Chanel et la coupe de cheveux de Tilda Swinton qu’il avait demandés.
Albert Mol en Elizabeth I
Repérez la photographie de Mol prise par Blok en 1997 : il y porte la robe royale conçue par Nicolaas Wijnberg en 1964 pour Ank van der Moer. La robe elle-même est ensuite exposée.
La méchante belle-mère de Jos Brink
Le costume exubérant de Jan Aarntzen pour Brink dans le rôle de la belle-mère de Zzinderella, la comédie musicale.
Le théâtre de chambre de Slingelandt
Une scène miniature construite en 1781 pour le baron van Slingelandt. Grâce à ses décors interchangeables, quelques déplacements suffisent à transformer une rue italienne en prison ou en sous-bois estival.
La salle de Louisette
Ses costumes de scène centenaires, des affiches du Carré en 1940 et du Liverpool Empire en 1913, ainsi que quelques-unes de ses chansons diffusées dans la salle.
Votre image ? Demandez-nous de la corriger ou de la retirer.