iHuis Marseille, Museum for Photography · Grachtengordel
Première exposition personnelle dans un musée néerlandais de l’artiste franco-algérienne, elle présente des collages numériques composés de centaines de photographies qui explorent la migration, la maternité et le déracinement.
Aperçu : écrit avant l'ouverture de l'exposition
Chacune de ces natures mortes est composée de centaines de photographies qui semblent n’en former qu’une. Dans son atelier, Maya Inès Touam dispose des objets, les ajuste par petites touches, photographie chaque étape, puis assemble les clichés en une seule image, dont certaines comptent des milliers de prises de vue. Dans l’une d’elles, un ballon Louis Vuitton tient en équilibre sur une boîte en fer cabossée, sous des protéas séchées, à côté d’une pastèque.
Il s’agit de sa première exposition personnelle dans un musée aux Pays-Bas. Les tirages reposent sur des supports qui ont eux-mêmes une histoire : panneaux de retable articulés, arcs gothiques, paravents pliants, et même plateaux de service. On s’approche de ce qui semble être un retable d’église et l’on découvre, derrière ses portes, des feuilles de bananier et une figure sculptée. La référence la plus manifeste est Matisse ; d’autres œuvres revisitent le mythe d’Icare, un conte populaire sénégalais ou le destin de dirigeantes effacées de l’histoire.
L’entrée coûte 12,50 €. Elle est gratuite pour les moins de 18 ans et les titulaires de la Museumkaart. Le jeudi, les galeries restent ouvertes jusqu’à 21 h. Elles se trouvent à l’étage de deux maisons de canal.
Retable Agoodjié et sa reine
Des portes cintrées en bois s’ouvrent comme celles d’un retable sur des feuilles de bananier, une figure sculptée et une calebasse. Touam a expliqué que ses retables Agoodjié racontent l’histoire de Tassin Hangbè, régente béninoise effacée de l’histoire du Dahomey.
LV et Protéa
Repérez un ballon orné du monogramme Louis Vuitton, posé sur une boîte en fer rouillée et couronné de protéas séchées, entre un cercle de perles bleues et une pastèque sur une table orange.
Nature morte à la grenade
Issue de la collection de Huis Marseille : une grenade ouverte et deux oranges sur un tissu rouge, une boîte en fer vide posée dans un bol vert et, au mur, une assiette ornée d’un portrait.
L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans. Les galeries, réparties sur plusieurs étages dans deux maisons de canal, sont accessibles par de nombreux escaliers ; les poussettes doivent être laissées à l’accueil.
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