iPalazzo Mocenigo – Museum of Textiles and Costume · Santa Croce
L’artiste libanaise Mouna Rebeiz place le tarbouche sur des nus féminins monumentaux et s’appuie sur cette coiffe traditionnelle pour interroger la féminité, la beauté et le sens caché des accessoires.
Quinze des tarbouches présentés ici ont été réalisés par des créateurs qui n’en fabriquent pas habituellement. En 2015, Mouna Rebeiz a demandé à une quarantaine de designers, parmi lesquels Marni, Jimmy Choo, René Caovilla et Zaha Hadid, de réinterpréter le chapeau rouge conique que les hommes portent dans tout le monde islamique depuis le XIVe siècle.
Dans ses propres peintures, Rebeiz fait porter le chapeau à quelqu’un d’autre. Née à Beyrouth en 1957 et formée à Paris aux techniques des maîtres anciens, elle peint des nus féminins monumentaux, souvent dans la pose des Trois Grâces, chacun coiffé du tarbouche de l’homme. L’exposition réunit plus de trente œuvres, dont certaines réalisées spécialement pour l’occasion après que l’artiste eut étudié une rare coiffe de doge conservée dans les collections municipales de la ville. On les découvre dans un palazzo rempli de robes du XVIIIe siècle, où le tarbouche prend des allures de costume. Dans une ville où les masques de carnaval se vendent à chaque coin de rue, toute une exposition est consacrée à un seul chapeau.
L’exposition est comprise dans le billet du musée, à 15 € (7,50 € tarif réduit). Fermé le lundi ; à partir du 1er novembre, le musée ferme à 17 h. L’exposition se termine le 8 novembre.
Les tarbouches de créateurs
Quinze réinterprétations du fez rouge par des maisons de mode et des designers, dont Marni, Jimmy Choo, René Caovilla et Zaha Hadid, présentées aux côtés des peintures.
Vous venez pour les vêtements anciens : il s’agit ici de peinture contemporaine et de pièces de designers datant de 2015.
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