iNational Gallery Singapore · Civic District
Une exposition focus de Dalam Singapore consacrée à l’artiste Nanyang Lai Foong Moi (1931-1995), qui explore le genre, le travail et la vie urbaine à Singapour et en Malaisie dans les années 1960 à travers le portrait, la nature morte et le paysage.
Trois inconnus sont assis dans une barque sur une eau calme. La femme à gauche, vêtue d’une tunique-veste rouge taillée dans la nouvelle coupe du sarong kebaya, est la seule à vous faire face ; en face d’elle, une femme qui porte une fleur blanche derrière l’oreille reste tournée de dos. Lai Foong Moi a peint Crossing (Home Coming) en 1964, puis une seconde version en 1965, l’année où Singapour a quitté la Malaisie.
C’est sa première exposition personnelle depuis les années 1960, dans l’annexe de Dalam Singapore, au fond de DBS Singapore Gallery 3. Des peintures de femmes, d’ouvriers et de la ville côtoient des photographies et d’anciens catalogues d’exposition. Le Singapour de Lai est silencieux : un conducteur de trishaw joue de la flûte nasale pendant sa pause, une ouvrière samsui n’est vue que de dos.
Certaines œuvres représentent des nus ; pour les éviter, entrez par la porte située en face de la Learning Station. L’exposition se tient au niveau 2 de l’aile City Hall jusqu’au 3 octobre 2027 et est comprise dans l’admission générale (gratuite pour les citoyens et résidents permanents de Singapour).
Crossing (Home Coming), 1964
Repérez les trois passagers sur l’eau calme : une femme en rouge et orange, les mains jointes, regarde vers l’extérieur ; une autre se détourne, tandis qu’un jeune garçon regarde au loin entre elles.
Labourer (Lunch Break), 1965
Un ouvrier vous fait face, le visage marqué et buriné, tandis que l’ouvrière samsui à ses côtés n’est représentée que de dos.
Trishaw Rider, 1961
Un conducteur de trishaw joue de la flûte nasale pendant sa pause, au lieu de pédaler.
Singapore Street Scene, 1958
Une vue de Victoria Street, avec la chapelle du couvent dans un coin. Le tableau a été peint l’année où Lai est revenue de Paris.
Le trishaw interactif
La Learning Station, au fond de l’exposition, propose un trishaw interactif, mais l’espace n’est pas accessible sans marches.
Vous imaginez le Singapour animé des années 1960 : Lai a peint une ville calme, immobile et presque déserte.
Selon la Gallery, l’exposition convient à tous les âges, même si certaines œuvres représentent des nus ; une porte distincte permet de les éviter. L’entrée est gratuite pour les moins de 7 ans ; les 7-12 ans bénéficient d’une réduction de 5 $. La Learning Station propose un trishaw interactif.
Asian Civilisations Museum
Singapore Art Museum
Singapore Art Museum
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