iMusée de Cluny - musée national du Moyen Âge · Quartier latin
Le vrai Nicolas Flamel : non pas l'alchimiste immortel de la légende, mais un scribe, donateur et investisseur immobilier parisien du XVe siècle, retracé à travers sa pierre tombale et les archives conservées au Cluny.
Après la démolition de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, la pierre tombale de Nicolas Flamel atterrit chez une marchande de fruits, qui y étalait ses épinards. La Ville de Paris la racheta en 1839. L’exposition commence devant cette pierre. Son inscription qualifie Flamel de « jadis écrivain » et énumère les maisons et les rentes qu’il légua aux églises et aux hôpitaux. Pas un mot sur la pierre philosophale.
Une cinquantaine de livres, d’archives, d’objets, de vidéos et de morceaux de musique retracent trois facettes de son histoire : l’homme réel, documenté par un testament de plus d’un mètre de long ; la légende, propagée par des livres faussement signés de son nom ; et sa postérité, de Victor Hugo à Harry Potter. Si vous l’avez découvert par ce dernier, vous entrez en vous attendant à rencontrer un alchimiste immortel et trouvez un patrimoine immobilier.
L’exposition tient dans une salle, et Sortir à Paris a qualifié le parcours de « très court mais efficace ». Le billet d’entrée au musée la comprend : 14 €, tarif réduit à 12 €, gratuit pour les moins de 18 ans et les résidents de l’UE de moins de 26 ans. Il est conseillé de réserver, sans que ce soit obligatoire ; les premier et troisième jeudis du mois, le musée ferme à 21 h.
La pierre tombale de Flamel
Repérez la formule gravée « jadis écrivain », qui le désigne comme un ancien scribe, au-dessus de la liste des maisons et des rentes qu’il légua aux églises et aux hôpitaux de Paris.
Le testament de Flamel
Un document de plus d’un mètre de long, prêté par les Archives nationales, qui consigne ses dons aux pauvres aveugles de l’hôpital des Quinze-Vingts.
Le Livre Flamel
Prêté par la bibliothèque universitaire de Bologne, c’est le premier texte à associer le nom de Flamel à l’alchimie, des décennies après sa mort.
Le Livre des Figures hiéroglyphiques
Publié en 1612 sous le nom de Flamel, près de deux siècles après sa mort, c’est l’un des faux textes qui ont propagé la légende.
La salle de lecture finale
Le parcours s’achève dans un espace où vidéos, musique et rayonnage de livres invitent à s’installer pour découvrir la légende.
Vous venez pour le magicien : l’exposition soutient que Flamel n’a jamais pratiqué l’alchimie et s’appuie sur des archives et des livres anciens.
L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans et les résidents de l’UE jusqu’à 25 ans : la plupart des familles ne paient donc que les entrées des adultes.
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