iFondazione Prada · Porta Romana / Largo Isarco
Projet conçu spécifiquement pour la Cisterna : trois installations autour des motifs de la toile, de la carte et de la grille, chers à Hatoum, qui invitent à réfléchir aux bouleversements de notre époque et à la précarité de l’existence.
Dans la dernière salle, une tour de cubes métalliques empilés, haute de 8,6 mètres, s’affaisse lentement en zigzaguant vers le sol dans un concert de grincements et de claquements, puis se redresse avec effort et frémit avant de s’immobiliser. Un critique d’e-flux a vu un jeune enfant pousser un cri d’horreur et s’enfuir, avant de revenir aussitôt, ravi.
C’est all of a quiver, l’une des trois œuvres que Hatoum a installées dans la Cisterna, le bâtiment qui abritait les silos de l’ancienne distillerie. On entre sous Web, un réseau de sphères de verre soufflé suspendues à des câbles d’acier. Au sol, dans la salle centrale, Map (red) : plus de 30 000 billes de verre rouge, libres de rouler, dessinent des continents sans frontières selon la projection de Gall-Peters ; l’Afrique y apparaît à sa taille réelle, aux côtés de l’Europe. Rien n’est fixé, et Canvas a observé des billes isolées déborder des contours des côtes.
Pour e-flux, Hatoum y est « au sommet de son art alchimique ». La lumière du jour, traversant les fenêtres de la Cisterna, projette au sol des ombres en forme de grille. L’exposition se termine le 9 novembre.
Toiles, cartes et grilles, motifs récurrents de Mona Hatoum, prennent la forme de trois installations conçues pour le lieu, dans la Cisterna de la Fondazione Prada. Depuis quatre décennies, l’artiste née à Beyrouth donne aux structures ordinaires une apparence précaire ; ici, elle intervient à l’échelle de salles entières.
Web, suspendue au-dessus de la salle d’entrée
Levez les yeux : des sphères de verre soufflé, enfilées sur des câbles d’acier, forment une immense toile d’araignée que Hatoum associe à des gouttes de rosée et à une constellation.
Map (red), au sol de la salle centrale
Plus de 30 000 billes de verre rouge, libres de rouler, dessinent une carte du monde sans frontières selon la projection de Gall-Peters ; certaines roulent au-delà des contours.
all of a quiver, dans la salle la plus haute
Une grille de neuf niveaux composée de cubes métalliques s’affaisse, oscille et grince vers le sol, puis se redresse et frémit jusqu’à retrouver ses 8,6 mètres de hauteur.
À éviter si vous ne supportez pas les bruits mécaniques forts : dans la dernière salle, la tour grince et claque en s’effondrant.
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